]

Citations

"Puisses-tu vivre tous les jours de ta vie."
Jonathan Swift

La côte Amalfitaine

On continue le voyage en Italie avec mon gros coup de cœur : Amalfi et sa côte. De splendides paysages maritimes que l'on peut admirer de la corniche. Des villages blancs suspendus au-dessus de l'eau ou blottis dans les criques.
La côte Amalfitaine  se trouve dans la province de Salerne et commence  juste après la péninsule de Sorrento. Elle est connue dans le monde entier pour son relief très accidenté, la beauté et la grande diversité de ses paysages, ses villages pittoresques. Elle est d’ailleurs classée au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1997.
On raconte que lorsqu'ils voulaient écouter le chant des sirènes, les dieux de l'Olympe empruntaient le sentier qui surplombe la côte Amalfitaine, de Bomerano à Nocelle : le sentier des dieux. De ce balcon, ils embrassaient tout le golfe de Salerne jusqu'à Capri et ses fameux rochers, les « faraglioni », refuge des femmes-poissons à la voix ensorceleuse. Aujourd'hui, les sirènes se sont tues, les dieux ont pris leur retraite mais le sentier lui demeure, huit kilomètres à flirter avec l'abîme, d'est en ouest.

















Les premières mentions d'Amalfi remontent au VIe siècle. Amalfi a été un des principaux ports d'Europe du IXe au XIIe siècle.  Ses marins, les premiers d'Occident à utiliser la boussole, firent la fortune de la ville. Les relations d'Amalfi avec l'Orient sont encore illustrées à l'heure actuelle par la cathédrale (aussi appelé le Dôme) dont les portes ont été fondues à Constantinople en 1066 et acheminées jusque-là par la mer. Elle est ABSOLUMENT magnifique et surprenante, j'ai vraiment craqué dessus ! Les Tables amalfitaines, qui furent le premier code maritime, servirent à régler la navigation dans toute la Méditerranée jusqu'en 1570.
Amalfi est une ville très touristique grâce à la beauté du site naturel, le dédale d'étroites rues médiévales et le mélange particulier d'influences culturelles venues de toute la Méditerranée. Un vraie beauté, j'y serais bien restée plus longtemps.

Flow

Grâce à une fantastique créatrice de bijoux j'ai découvert le magazine Flow. Et j'ai complètement craqué pour ce magazine féminin résolument positif, avec un vrai contenu et pas juste des pubs, des pubs et des pubs.
Flow a été élu Meilleur titre de presse magazine de l'année 2017, lors du Grand Prix des médias CB News.
Tout d'abord je dois dire que je suis faible (et ceci explique beaucoup de choses), et que ce magazine est très beau (un peu vintage et féminin sans être niais) et en plus il offre des petits trucs mignons (des cartes, des autocollants, de sublimes images, des pensées positives...). En plus (et avouez que je ne pouvais pas vraiment lutter) il y a toujours un article sur les livres, les bibliothèques ou les librairies donc forcément je me suis abonnée (CQFD) et je n'ai aucun regret ! Il y a 8 numéros par an et soyons honnêtes ils ne sont pas donnés, mais il n'y a pas de mal se faire du bien. D'ailleurs je vous conseille de suivre Flow sur Facebook pour une bouffée quotidienne de bel optimisme.
Grâce à ce magazine vous découvrirez des créateurs, des artistes, des personnes engagées, des conseils pour vivre autrement (par exemple : les bienfaits du silence ou j'arrête de râler pour vivre heureuse... un tout nouveau monde pour moi) et le tout en provenance du monde entier. Et bien sûr, comme dans tous les magazines féminins, un peu de DIY (do it yourself enfin du bricolage quoi!), des recettes de cuisine et des trucs à acheter, mais juste une page ou deux (ce qui me suffit amplement). Flow est découpé en 4 parties : belles rencontres, esprit libre, petits plaisirs et douceur de vivre, ça donne envie, non ? Ce qui est chouette c'est qu'il n'y a pas de jugement, c'est simplement un partage de différentes expériences ou façons de voir, rien n'est imposé. Ce qui est assez surprenant c'est que je ne suis pas du tout fan de développement personnel ou de choses comme ça et là pourtant j’adhère totalement.
Faites provision de pensées positives
Let it flow

Pascal Ruter

Tout d'abord il faut que vous sachiez que j'ADORE Pascal Ruter, vraiment quelqu'un de super cool et drôlement sympa. J'ai eu la chance de passer une journée avec lui à un salon du livre à papoter et à manger des loukoums (comme je disais vraiment cool!), maintenant quand je lis un de ses livres je suis pleine d'heureuse nostalgie, le fameux "Loukoum de Proust" !

Tout d'abord parlons un peu de l'homme : Pascal Ruter est prof de Français au collège. Depuis qu'il a découvert Flaubert il considère que s'il a des yeux c'est pour lire et 2 mains (enfin surtout la droite) c'est pour écrire. Il aime par-dessus tout les livres où le malheur et la sévérité de la vie sont dynamités par la cocasserie et la drôlerie de situations loufoques et ça se ressent bien dans ses livres ! Lorsqu'il écrit le Cœur en Braille, son premier roman, il pense écrire pour un public adulte. Il est donc assez déçu des refus répétés des éditeurs, il est d'ailleurs sur le point abandonner lorsqu'un des éditeurs lui conseille de proposer son manuscrit plutôt à des éditeurs jeunesse. Et là BIM BAM BOUM gros succès, trilogie du Cœur en Braille adaptation cinématographie et tout le tralala. True story sortie de la bouche de l'auteur himself ! A partir de ce moment on ne peut plus l'arrêter, et avec son dernier livre Barracuda For ever il perce même chez "les adultes" puisque le livre est paru à la fois en jeunesse et en littérature. Grande classe Monsieur le Professeur !

Parlons un peu de ses livres maintenant :
Tout d'abord bien-sûr la trilogie du le Cœur en Braille :
  • J'ai eu un gros coup de cœur pour le 1er tome, une belle découverte (je crois d'ailleurs que j'en ai parlé à peu près tout le monde tellement j'ai adoré !), une galerie de personnages hauts en couleurs et tellement attachants. Et mon Dieu Victor ! Victor et ses jeux de mots, ses petits loupés, ses bonnes intentions et ses amis. Ho oui, eux aussi valent le coup d’œil, Haïçam vénérable égyptien véritable génie aux échecs et Marie-José virtuose du violoncelle. Beaucoup d'humour (parfois qui ne vole pas très haut mais qui du coup plaît beaucoup au plus jeunes d'entre nous) et de la tendresse par camion. Une philosophie de vie que j'aime bien : "J'ai remarqué que dire n'importe quoi d'un ton très assuré est souvent la meilleure solution pour vous tirer d'un mauvais pas."
  • Vient ensuite le deuxième tome Du bonheur à l'envers, qui se passe en fait avant le Cœur en Braille (vous suivez ?) et là... ÉNORME COUP DE CŒUR ! Encore meilleur que le premier, j'ai ri toute seule dans le tram en lisant ce livre (et je sais de source sûre que d'autres ont fait pareil!). On découvre le passé de Victor, son oncle loufoque et leurs folles aventures. Le plus drôle et le plus impertinent des tomes de la trilogie (le passage sur les témoins de Jéhovah...un régal!). La morale ? "Je me suis dit que certains sont faits pour le bord du chemin, et d'autres pour le grand milieu de la scène illuminée, et que c'était pas grave du tout."
  • Et enfin Le Cœur en Braille quatre ans après, celui que j'ai le moins aimé (mais je l'ai quand même aimé hein ! Que les choses soient claires!). C'est vraiment chouette de retrouver toute notre joyeuse bande presque adulte. Victor prouve une fois de plus qu'il est un poète naïf du quotidien qui a un véritable don pour emporter tous ses proches dans de folles aventures. Pour conclure sur ce livre cette citation que j'aime bien du pur Victor : "J'ai l'impression que dans la vie il y a l'amour et très peu de choses autour. Comme dans une paupiette."
Pour conclure de très beaux livres touchants, émouvants, pleins d'humour, de nombreux jeux de mots et de belles leçons de vie ! Préparez-vous à une avalanche de personnages hauts en couleurs, mais aussi de petits moments qui vous rappelleront vaguement quelque chose. Des livres qui font du bien !

Vient ensuite L'Amour au subjonctif, le livre de cet auteur que j'ai surement le moins aimé, et pourtant il y a des jeux de mots et autres dialogues absolument succulents ! Les personnages m'ont un peu agacés, je pense que je ne suis plus vraiment dans l'âge ciblé (il faut bien ouvrir les yeux !). Cependant après avoir fini le livre j'étais prête à partir en Italie trouver l'amour, la magie n'a pas totalement opérée mais elle est présente c'est certain !

Barracuda For Ever, ce livre m'a boulversifiée ! Tendresse, nostalgie, humour, un livre transgénérationnel. Il m'a surtout touchée car, comme la plupart des livres de cet auteur, il parle des relations familiales avec beaucoup d'amour et là il aborde les grands-parents (je suis très proche des miens personnellement #3615Mylife). Et forcément, on parle de vieillesse, du déclin contre lequel on ne peut rien, des regrets et de la perte. Vous souvenez-vous quand pour la première fois vous vous êtes rendu compte que tout le monde mourrait un jour ? Même les forces de la nature, même les héros des familles, les courageux, les fortes têtes, les Napoléons !
D'ailleurs faîtes connaissance avec Napoléon, fringant octogénaire qui décide de changer de vie. Il divorce de sa tendre Joséphine et secondé par son général en chef, son petit-fils Léonard dit Coco, il décide de repeindre sa maison, d'adopter un chien et de kidnapper un animateur radio. On suit leurs folles aventures au travers des yeux de Léonard qui idolâtre son grand-père, son empereur, mais qui se surprend à le voir changer. En effet cette ancienne gloire de la boxe, cette tornade, vieillit, il perd la mémoire, l'équilibre et la tête, mais ça ne l'empêche pas de jouer au bowling, d'embêter son fils, de danser sur du Claude François (BARRACUDA ! Chorégraphie s'il vous plait) ou de ressasser son dernier combat contre le grand Rocky. Et gare à ceux qui veulent le déporter en maison de retraite ! 
Avec Barracuda for ever Pascal Ruter nous prouve une fois de plus qu'il est un maître dans l'art de créer des personnages, tendres, attachants, drôles, un peu loufoques et cabossés qui savent nous saisir, nous faire rire comme nous faire pleurer quelque soit notre âge. "Je croyais que vieillir il suffisait de pas vouloir, de dire merde, mais ça ne marche pas du tout comme ça. L'adversaire est trop fort, beaucoup trop fort et l'arbitre est un vendu."

Pour conclure mes petites dédicaces souvenirs de ma rencontre avec Pascal Ruter et mon article pour le magazine Page :
Sauvez les librairies, achetez y vos livres.

Sorrento

Suite du périple italien avec la belle Sorrento, j'ai beaucoup aimé cette ville. Déjà on arrive et HOP le premier truc que l'on voit sous l'endroit où l'on arrive, un ancien moulin englouti par la végétation. Si jamais vous cherchiez un petit supplément d'âme, le voici ! J'aurais vraiment aimé aller explorer cet endroit rendu à la nature.
Sorrento est une charmante petite ville dans la province de Naples. Cette péninsule, dominée par le Vésuve, est souvent appelée le "golfe des sirènes" c'est d'ailleurs ici que Ulysse (himself) aurait rencontré les sirènes. D'ailleurs on trouve plein de petits objets avec ces célèbres femmes poissons (je suis tombée amoureuse d'un superbe collier mais je ne l'ai pas acheté, j'ai résisté ! Je me demande encore comment...). Sorrento est mondialement connu pour sa production de Limencello (liqueur de citron), avis aux amateurs ! Il ne faut surtout pas passer à côté de la superbe cathédrale richement décorée, du cloître de St François (construit entre le VIIem et le XVIIem siècle), des petites rues étroites et pleines de charme qui sillonnent la ville et surtout n'oubliez pas d'admirer le panorama. Personnellement je ne me lasse pas de la vue du Vésuve bordé d'eau.

Avant de partir faîtes une petite prière (ou un petit CHECK selon vos croyances) à St Antonin le protecteur de la ville ça mange pas de pain comme on dit.


Pour conclure j'y retournerai bien car je suis sûre qu'il y a encore des trucs chouettes à voir !

Le problème avec les femmes Culottées !

Deux gros coups de cœurs pour Le problème avec les femmes de Jacky Fleming et Culottées de Pénélope Bagieu. Un petit vent de féminisme....

Tout d'abord un petit point sur les auteures-illustratrices :

Parlons d'abord de l'anglaise Jacky Fleming. La petite Jacky est d'abord allée dans une école pour filles avant de découvrir à la fac, la liberté, le féminisme et l'art ! A partir de 1978 ses dessins apparaissent dans tous les grands journaux anglais. Son premier dessin édité est pour la couverture du centre de la revue féministe.

Ensuite la Parisienne, Pénélope Bagieu. Tout d'abord connue pour son blog Ma vie est tout à fait fascinante où elle expose avec humour son quotidien, elle a brillamment réussi a se faire une place dans le monde de la bande-dessinée. Elle travaille pour la presse comme illustratrice, elle parle de ses coups de cœur chez Madmoizelle, elle fait aussi un peu de court métrages d'animation.


Le problème avec les femmes de Jacky Fleming est un excellent petit livre illustré qui vous fera à coup sûr rire...jaune. Un condensé de second degré mordant qui s'emploie à démonter les postulats de grands penseurs comme Darwin ou Schopenhauer sur les femmes.

Avant tout il faut que vous sachiez que si on ne voit jamais de femme dans les livres d'Histoire c'est qu'avant elles n'existaient pas. LOGIQUE ! Et ensuite quand on les a inventées elles sont directement allées dans la poubelle de l'Histoire car elles avaient une toute petite tête qui ne leur permettait pas grand-chose à part des points de croix (et encore pas plus de 30). Ensuite comme l'ont démontré de grands génies (des hommes CQFD) si les femmes étudiaient, malgré tout, elles courraient le risque de perdre leurs cheveux, voir leur poitrine se flétrir, d'avoir une barbe et de faire des enfants tout ratatinés ! Ce ne sont pas les seuls risques que courent les femmes qui veulent s'échapper de la sphère familiale, par exemple si elles font du vélo elles ne pourront plus avoir d'enfant et en plus elles auront des jambes d'hommes qui ruineront leur vie sexuelle. Et je ne vous parle même pas des jupes culottes fort pratiques pour le vélo mais qui rendent lesbienne ! Non vraiment il vaut mieux que les femmes restent à la maison sans trop rien faire à part applaudir leur mari et faire de la broderie, c'est plus prudent !

Vous découvrirez aussi quelques femmes dont la petite tête et les faibles mains n'ont pas empêchées de faire des choses extraordinaires. La marquise du Chatelet (1706-1749) mathématicienne, femme de lettres et physicienne française, Eliza Grier (1864-1902) née esclave elle devient la première afro-américaine à pratiquer la médecine en Géorgie. Marianne North (1830-1890) célèbre naturaliste et illustratrice botanique anglaise. Et tant d'autres encore, alors soyez curieux et ouvrez en grand la poubelle de l'Histoire !

Culottées des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent de Pénélope Bagieu. Portraits hauts en couleurs de femmes extraordinaires et pourtant peu connues.


Comment ne pas être touchée par ses héroïnes du quotidien. Des femmes d'hier et d'aujourd'hui qui savent ce qu'elles veulent et surtout qui se donnent les moyens de l'obtenir. Et ça... peu importe l'époque ça dérange ! Je ne vais pas vous dire que tout se termine bien pour ces sacrées bonnes-femmes, certaines vécurent presque 100 ans heureuses, libres et épanouies, d'autres ont fini au fond d'un ravin avant leurs 40 ans et d'autres encore sont toujours en vie et continuent de mener leur combat. Vous trouverez une vaste galerie de femmes : des guerrières, des meneuses, des artistes, des scientifiques, des originales, des courageuses, des généreuses, des passionnées, des femmes qui créent leur propre destin.

Ces courts portraits (3 ou 4 pages) résument succinctement l'enfance et les actions notables de  ces dames, donnant une folle envie d'en savoir plus sur chacune d'entre elles. D'ailleurs à chaque fois que je lisais un des portraits j'allais ensuite chercher des informations, des photos pour en savoir plus. Et pour celles que j'ai pu voir en photo (bizarrement aucune photo de l'impératrice chinoise du Ier siècle... c'est fou quand même !), je trouve que Pénélope Bagieu a admirablement bien croqué leurs traits et leurs singularités. Chaque portrait se conclut par une très belle double page colorée qui détonne avec le style habituel de l'artiste et qui ajoute un charme certain à cette BD qui en est déjà rempli. Les culottées vont être adaptées en une série d'animation,30 épisodes de 3 min, diffusée sur France 5. Affaire à suivre !


Je discuterai bien avec certaines de ses grandes dames autour d'un verre ou d'une tasse de thé ! 

Sauvez les librairies, achetez y vos livres

Brisby et le secret de Nimh

Un des dessins-animés qui ont bercé mon enfance (et si je suis très honnête il me berce encore) Brisby et le secret de Nimh (sorti en 1982). J'ADORE ce dessin-animé et surtout le fameux pendentif magique qui me fait rêver, par contre le vieux Nicodémus m'a toujours fait un peu peur (alors qu'il est gentil normalement) et je ne parle même pas du hibou, rien que d'en parler ça me fait froid dans le dos ! Les vrais méchants par contre... non même pas peur ! Pour les curieux il y a eu une suite à ce fantastique chef-d'oeuvre qui ne mérite pas qu'on en parle, bon, je vous dit quand même le titre La légende de Brisby sorti en 1998 mais pas plus !

La famille de Mme Brisby doit déménager au plus vite, mais son plus jeune fils Timothy est très malade et ne peut pas sortir dans le froid. Mme Brisby est obligée de demander de l’aide à ses voisins, d’étranges rats qui cachent un terrible secret et qui semblent bien connaître son défunt mari. Cette vaillante souris est prête à tout pour sauver sa famille ! Donc au menu : chat méchant, hibou terrifiant, médaillon magique, essais labo sur des animaux, corbeau un peu cinglé, rat gentleman, rat méchant pas beau et médaillon magique, VOILA !
Il y a pas longtemps j'ai découvert que le dessin animé était tiré d'un livre (oui je sais c'est fou!) de Robert O'Brien. C'est même une trilogie parue entre 1971 et 1990, Madame Brisby et les rats de Nimh (médaille Newbery de 1972), Rasco and the rats of Nimh et R-T, Margaret and the rats of Nimh, les 25 derniers tomes ont été écrits par Jane Lesly Conly la fille de l'auteur. J'ai donc été VRAIMENT intéressée, bon évidement pas facile de les trouver en français, surtout que seul le premier est traduit et depuis longtemps épuisé. Mais j'ai quand même pu le lire et, bien que très différent du dessin animé, j'ai beaucoup aimé aussi, même si la fin m'a monstrueusement frustrée !
L'ambiance est plus sombre et il n'y a pas de médaillon magique, par contre le passage sur les essais labo sur les rats est beaucoup plus détaillé et précis et c'est très intéressant de voir comment ils se sont élevés au-dessus de leurs semblables.
Les petits + : 

  • Le producteur-réalisateur, Don Bluth, a aussi fait le très bon Fievel et le nouveau monde (aussi avec des souris...c'est attachant ces petites bêtes!), le merveilleux Petit dinosaure et la vallée des merveilles, Charlie mon héros, le fantastique Anastasia et le futuriste Titan A.E, un génie qui a fait presque tous mes dessins-animés préférés quoi ! D'ailleurs il a fait ses armes sur le cultissime La Belle au bois Dormant... quand même !
  • NIMH est l’acronyme de National Institute of Mental Health, institut gouvernemental américain qui existe réellement.

Rome

Alors 2ème étape de mon voyage italien : ROME (what else). Bon malheureusement je n'y suis pas restée assez longtemps pour faire tout ce que j'aurais souhaité, mais c'était déjà un bel aperçu !


Dans mon guide il y avait marqué que les horaires d'ouverture des sites pouvaient être soumis à l'humeur des employés (sieste, grève, panne de réveil, simple manque d'envie d'aller travailler). Je pensais que c'était une blague sur les italiens... et en fait non ! Je n'est donc pas visité le Panthéon car il était fermé pour... aucune raison. Mais bon l'extérieur est très beau et la place sur laquelle il siège également. Sinon il paraît que l'intérieur est absolument splendide.... à ce qu'on m'a dit !

Rome a PLEIN de petites places très sympas comme celle-ci, des tas de fontaines et plus de 1 000 églises (c'est pas une blague ! 450 intra-muros et 900 extra-muros, qui dit mieux !) Alors déjà c'est pas facile en temps normal pour moi de me diriger mais là c'est juste l'horreur ! Et je vous ai parlé des obélisques ? Plus d'une dizaine d'obélisques. Ouais, c'est compliqué.
Enfin j'ai quand même réussi à voir la fameuse fontaine de Trévi. Et vous savez quoi : y a du monde, genre BEAUCOUP, la place est toute petite (j'avais imaginé une vaste place surplombée par cette majestueuse fontaine, pas du tout), il y plus de 800 000€ en pièces dans la fontaine ( beaucoup de vœux => et de monde donc, la plus grosse tirelire du monde) et c'est plus calme et beau la nuit ! Tout le reste est vrai : si vous arrivez à vous approcher assez près pour l'admirer vous ne serez pas déçus, alors jetez y une pièce pour vous assurer d'y revenir. Si vous êtes inquiets que la fontaine déborde d'argent rassurez-vous, elle est régulièrement draguée (car elle attirait trop les voleurs) et l'argent est reversé à une association qui aide les plus démunis. A votre bon cœur Messieurs, Dames.
Il y a tellement à dire sur Rome. J'ai vu l'extérieur du Colisée, la fontaine des 4 fleuves, les sublimes restes du Forum romain, l'arc de Constantin, la fameuse statue de la louve, Remus et Romulus et plein d'autres choses, le tout à un rythme quasi militaire, j'en pris plein les yeux et les jambes ! Du coup je n'ai pas retenu grand chose à part : c'est beau, c'est chargé d'histoire, c'est grand, ça donne envie de revenir !
N'oubliez pas de manger une glace il paraît que ce sont les meilleures !

Des bulles

Voici une nouvelle sélection de BD adultes, historiques, drôles, tendres et dépaysantes il y en aura pour tout le monde !
  • Les ignorants d'Etienne Davodeau chez Futuropolis, raconte comme l'artiste à fait découvrir à son ami vigneron le monde de la bande-dessinée et comment son ami lui a fait découvrir le monde de la vigne. Ou comment deux personnes totalement différentes peuvent amis et se découvrir bien des points communs. Petit bonus : donne trèèèèès envie de relire Gibrat et de travailler chez Futuropolis !
  • Très belle découverte avec Ente ici et ailleurs de Vanyda chez Dargaud, j'aime beaucoup les dessins et l'histoire m'a touchée, à la fois pleine de douceur et de force. Une belle recherche de soi.
  • Je suis le travail d'Anne Montel depuis un certain déjà et donc gros bonheur quand je suis tombée sur les jours sucrés (Loïc Clément pour les textes chez Dargaud). Un vrai régal, que de la douceur et ça fait du bien. Ça donnerait presque envie d'aller s'installer au fin fond de la Bretagne pour ouvrir une boulangerie... presque !
  • Gros coup de cœur pour Le petit monde de Liz de Liz Climo chez Delcourt. La miss est une star du web mais je suis totalement passée à coté (bouhou) et pourtant... c'est tellement drôle, j'ADORE ! C'est à la fois absurde, drôle, poétique et doux. Ça m'a un peu fait penser à Grignotin et Mentalo. Pour les adultes ayant gardé leur âme d'enfant.
  • .Maudit Allende ! d'Oliver Bras et Jorge Gonzàlez chez Futurpolis, un autre gros coup de cœur. Pourtant pour celui-ci c'était pas gagné ! Je ne suis pas férue d'histoire (genre... pas du tout!) et les dessins ne me plaisaient pas trop. Alors qu'en fait ils portent complètement l'histoire et la mette en valeur, SUBLIME. Portraits croisés de Pinochet et Allende au travers une famille pro-Pinochet.
  • Vive la marée ! de David Prudhomme et Pasacl Rabaté chez Futuropolis c'est la bouffée d'air. Un panorama extrêmement juste et drôle d'un bord de plage pendant l'été.
  • Dépaysement total avec Voyage aux îles de la désolation d'Emmanuel Lepage chez Futuropolis. Les dessins sont tellement superbes qu'on sentirait presque l'air glacial du grand Sud.
  • Et pour conclure la séquence émotions avec L'adoption d'Arno Monin et Zidrou chez Bamboo. Comment ne pas craquer devant la bouille de la petite Qinaya, petite péruvienne de 4 ans, fraîchement ramener en France pour être adopter ! Même le vieux ronchon de la famille finira par craquer ! Mais tout n'est ni rose ni bien clair...
Sauvez les librairies, achetez y vos livres

The mortal instruments, ma grosse faiblesse...

On a tous des livres qu'on a lus, qu'on a adorés, mais....on a un peu (beaucoup) honte de le dire ! Pour moi c'est la série jeunes adultes (ce qui veut dire que c'est autant pour les ados que pour les adultes) The mortal instruments (anciennement appelée La cité des ténèbres mais apparemment en anglais c'est plus cool) de Cassandra Clare. Et ce qui est d'autant plus terrible avec cette série c'est que l'auteure la développe à l'infiniiiiiiiie (ou presque), des histoires parallèles dans le même univers, un film, une série télévisée, des nouvelles.... Comment me sortir de cette addiction ? Et ma foi, pourquoi m'en sortir ? Je plonge dans cet univers avec beaucoup de facilité et il m'aspire TOTALEMENT, et ça fait du bien ! N'ayons pas honte de nous faire plaisir !
La série principale est composée de 6 livres où l'on suit les aventures de Clary, Jace, Isabelle, Alec, Simon et Magnus, ils sauvent plusieurs fois le monde de forces diaboliques qui veulent le plonger dans les ténèbres, ils sont promis à un grand destin, ils tombent amoureux, se disputent... Vous avez dit cliché ? Oui et alors ! Ils sont attachants que voulez-vous, ils sont un peu niais et tellement imparfaits qu'on finit par follement les aimer. En plus on a toute la panoplie surnaturelle : vampires, loups garous, anges, sorciers, elfes et même des croisements.. amateurs de créatures fantastiques vous allez être servis ! La trame est usée jusqu'à la corde presque tous les tomes sont construits presque à l'identique, tout va bien un gros méchant débarque casse tout et nos supers ados sauvent tout le monde ou presque. Alors pourquoi tout ça me plaît-il ? Bonne question mais le fait est que la magie opère et j'ai lu les 6 tomes en 6 jours et à la fin j'en voulais encore. 
Puis j'ai enchaîné sur la trilogie Les origines même si ce ne sont pas les mêmes personnages principaux (vu que ça se passe bien avant, d'où Origines CQFD), on croise quand même notre sorcier préféré (et 2 ou 3 autres personnages rencontrés dans la série principale). Nous découvrons les débuts de Tessa (que l'on avait croisé dans la précédente série) qui va découvrir avec beaucoup de surprise qu'elle n'est pas vraiment humaine. le tout saupoudré de chasseurs d'ombre sexy et tourmentés, de mégalo très méchants et de machines humanoïdes tueuses. Un vrai régale !
Puis je me suis attaqué à sa dernière trilogie en date (2 tomes sont sortis et seul le 1er est en français) qui s'appelle de façon très originale : The mortel instruments Renaissance. Donc ça se passe après la série d'origine et l'histoire est centrée sur de Emma Carstairs, mais on croise presque tous les autres personnages de la série principale. Et pour cette raison toujours très mystérieuse je me suis jetée sur cette suite cette suite et attend les autres volumes avec beaucoup d’impatience !
Cassandra Clare (qui est très maline) communique beaucoup sur son site sur lequel elle offre des passages inédits qui ne sont pas dans les livres, beaucoup d'informations sur ses projets et sur tous les dérivés de son univers. Comme le film (the mortal instruments) qui reprenait le livre 1 et qui a fait un véritable flop (il n'y aura donc pas de suite). Pourtant il était moins mauvais que la série TV (Shadowhunters) qui ne colle pas du tout à l'histoire, qui est assez mal jouée et dont les elfes ont les oreilles qui se décollent, mais qui compte déjà 2 saisons ! Allez comprendre... et surtout allez comprendre pourquoi j'ai vu le film et suivi la série...quelque chose ne tourne définitivement pas rond chez moi (j'entends d'ici les "je te l'avais bien dit"). Surtout que j'ai été très frustrée car (comme souvent) les personnages ne correspondent pas vraiment à la description que l'on fait d'eux dans les livres (et je ne parle même pas de l'image mentale que l'on s'est faite d'eux), Jace par exemple n'a jamais les yeux dorés (avouez que c'est décevant ! Bien que dans la série l'acteur a les yeux vairons ce qui a un charme certain mais je m'éloigne du sujet) et dans le film Clary n'est pas rousse avec des yeux verts ce qui représente quand même 50% de l'histoire (le 50% restant étant les yeux dorés de Jace). Puis alors leurs runes sur la peau que je voyais plutôt sexy sont transformées en gros dessins au marqueur noir, beurk ! Heureusement Simon a toujours ses lunettes, tout n'est pas totalement perdu !
L'auteure a aussi écrit avec d'autres auteurs des nouvelles autour du grand sorcier Magnus Bane (disponible malheureusement qu'en version numérique en français) et d'autres sur l'académie de Shadowhunters (dispo qu'en anglais). Elle coécrit également le fameux Codex (la bible du shadowhunter) disponible qu'en anglais. Enfin vous l'aurez compris elle tire sur le filon jusqu'à épuisement ce qui n'est; semble t-il, pas prêt d'arriver.

Enfin tout ça pour dire que cette série est totalement clichée et pourtant addictive, elle fait sortir la midinette fan de bitlit qui sommeille en nous !

Sauvez les librairies, achetez y vos livres